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Parmi les déplaisirs où les rêves parfois se noient,
Il s'élève soudainement en la mienne une secrète joie :
De te dévoiler en mon cœur sa passion ensevelie,
Que le temps, gardien immortel, m'a trop souvent ravi.
Ô Amour malheureux, nectar sacré, éternel ambroisie,
Je boirais ton essence divine jusqu'à la lie,
Puisse-tu de ta puissance, mes démons annihiler,
D'elle, me rendre follement saoul à lier.
Seule lueur d'espoir de mes sombres songes,
Flamme écarlate dans l'obscurité où l'on nous plonge,
Tu consumes mon âme et sans regret à l'astre solaire
Dérobe la chaleur fuyant mon cœur de pierre.
Maitresse de mes sentiments à toi fiancés,
Tu t'empares de mes plus secrètes pensées,
Et emprisonnes mon esprit, esclave de tes charmes,
A chaque sourire mutin, dans chaque larme.
Que mes sens reprennent leur première vigueur,
D'un funeste destin, je ne puis plus avoir peur,
Car enfin je n'attend pas que ma fougue redoublée,
Des périls les plus grands puissent être troublée.
Que notre union, promesse que je scelle à vie,
Perdure au delà des années, occulte les décennies.
Je savoure déjà les instants, laissant les anges blêmes,
Te comblant à chaque moment d'immodérés "je t'aime". |